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Comment notre vitalité nous aide à vivre (nos rêves) - Rencontre avec Nans Thomassey co-réalisateur de Nus et Culottés

Partir nu et sans argent, depuis les bois, pour aller réaliser un rêve dans la civilisation. Ca vous parait un peu fou ? Et pourtant, c'est ce que Nans Thomassey expérimente et met en image dans la série documentaire "Nus et Culottés". Avoir l'énergie de vivre (ses rêves) et d'aller à la rencontre de l'autre.

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Nans Thomassey tu es un réalisateur de rêves et co-réalisateur de la série documentaire « Nus et Culottés ». Peux-tu nous en dire plus ?

Je suis réalisateur de films et les films que je co-réalise avec Guillaume Mouton et Charlene Gravel, sont des films où on part réaliser des rêves. Nous avons le double objectif de réaliser un film et de réaliser un rêve.  « Nus et Culottés » est une série documentaire, comme tu le dis, dans laquelle on va suivre deux voyageurs qui partent tout nus et sans argent depuis la nature, depuis les bois, souvent pour aller réaliser un rêve dans la civilisation. Donc par exemple on va partir des Ardennes françaises pour aller trouver une caravane, sans argent, et faire de la caravane-stop jusqu'à Amsterdam. C'est à dire trouver des voitures qui ont de la place derrière et nous amener en stop jusqu'à Amsterdam, partir du nord de la France pour aller rencontrer un super héros à Londres, partir depuis la Guadeloupe pour aller rencontrer un pirate dans les Caraïbes du sud. Donc voilà, on vient chercher ses rêves, on vient les puiser dans le répertoire des rêves d'enfants. La véritable destination, le véritable rêve c'est la relation, la rencontre. Donc on utilise ses rêves comme un prétexte mais si on ne rencontre pas le super héros, l'acte héroïque c'est avant-tout, dans ce cas-là par exemple, d'avoir le courage de se rencontrer d'humain à humain et d'avoir un lien. Et quand ça, ça se vit, on a réalisé notre rêve.

Ce qui m'intéresse c'est de savoir comment, au départ de cette aventure, comment tu as trouvé l'énergie en toi pour partir dans un voyage, dans un tel dépouillement, parce que c'est nu et sans argent. Comment as-tu puisé ton énergie pour te lancer là-dedans ?

Je crois que c'est pas moi qui ai trouvé l'énergie à cet endroit-là, c'est l'énergie qui m'a trouvé. J'ai répondu à l'appel, j'ai répondu présent. Je me souviens très bien c'était un jour où j'étais en train d'écrire un livre, ça durait depuis quelque mois. C'était un travail long, fastidieux, qui me demandait beaucoup d'attention, j'avais même arrêté de travailler. A la base je suis ingénieur en génie civil et là j'avais décidé d'arrêter pour écrire ce livre. J'ai arrêté de travailler pendant un an pour écrire tous les jours. Et c'était long... Et puis des fois c'était intellectuel et ça m'emmenait dans la tête, j'en avais marre. J'étais dans ma chambre, j'avais plus d'argent, plus de rentrées d'argent, je ne savais plus comment faire.. Et puis un jour il y a eu ce flash de clarté qui m'est venu suite à une discussion avec mon père où je lui expliquais ça et il me dit « pourquoi tu fais pas des films ? Pour partager aussi ton expérience parce que là tu écris un livre sur le voyage mais pourquoi pas des films ? » Et j'ai répondu « Ah ouais... C'est ça ! ». Je m'étais donc fait un diagramme, je m'étais dit « Je vais écrire ce livre mais ce livre va parler des techniques de vagabondages que je vais mettre en place dans des films et puis je ferai aussi des conférences » et puis j'avais dessiné un espèce de modèle pluridisciplinaire entre la réalisation, l'écriture, les conférences, un site internet que j'avais imaginé. J'avais fait ça sur une feuille PDF et en fait, tout s'est réalisé. Donc je dirais que le premier élément d'un rêve c'est d'avoir sa clarté. Qu'il soit clairement défini dans l'esprit. Et donc trouver du sens quoi. Et une fois que ce rêve-là était clair dans mon esprit, il y avait ce truc-là de faire des voyages de les filmer, mais faut bien savoir que j'étais pas du tout réalisateur moi, j'avais jamais touché une caméra ou très peu, comme tout le monde aujourd'hui. J'avais ce rêve clair et puis j'ai commencé à le cultiver, à en parler et puis j'ai commencé à vraiment l'aimer ce rêve ! J'en parlais avec un ami puis c'est comme une passion qui a grandi autour de ça. Et la passion plus le sens, c'est devenu une évidence. On s'est dit « on va partir, on va se mettre à poil, sans argent, on va se mettre les deux pieds dans l'inconnu !». Alors, nous on a été fascinés par le fantasme du balluchon, le dépouillement. On se rendait compte que plus on s'allégeait dans notre sac à dos et plus le voyage se chargeait en magie ! Du coup à chaque voyage, on essayait de s'alléger encore plus, au début avec moins dans le sac a dos et après, sans argent, puis après il y a eu ce jour-là « si on partait à poil, sans argent, depuis la nature ? ». Et en fait c'était tellement fort dans les tripes, tellement limpide dans l'esprit, que je pouvais pas faire autrement que partir. Je dis que c'est ce rêve-là qui nous a trouvé parce que c'était une évidence, mais quand j'en ai parlé autour de moi... C'était pas une évidence pour ma mère par contre ! Qui m'a dit « mais qu'est-ce que j'ai loupé dans ton éducation ». La pauvre elle était désespérée mais elle était pleine d'amour pour son fils, elle m'a dit « vas-y et si tu finis à l'HP ou au commissariat j'irai te chercher ».

Donc pour répondre à la question : moi ce qui m'aide pour trouver l'énergie pour faire un rêve, c'est qu'il soit très clair, quelques mots pour que le rêve apparaisse. C'est comme un navigateur qui a un cap très clair, qui soit facile à atteindre ce cap, plutôt que « bon, je vais par là puis... ». Enfin, il y en a qui ont trouvé l'Amérique comme ça hein, ça s'appelle la sérendipité ! C'est très bien mais ça n'empêche pas la magie d'avoir des axes très clairs ! D'ailleurs, moi, la magie a commencé à partir du moment où je savais ou j'allais. Puis ensuite, c'est de cultiver ce feu intérieur pour qu'il brûle toutes les peurs et limites...

Pendant tes voyages j'imagine que tu expérimentes des moments avec beaucoup d'énergie et des moments avec un petit peu moins d'énergie. Dans ces cas-là, comment tu fais pour accueillir ces moments de moins d'énergie ? Et comment tu fais pour la retrouver ?

Pendant longtemps j'ai cru qu'il fallait maintenir un certain niveau d'énergie. Du coup, forcément, quand des fois j'étais déprimé, je luttais contre ça : « allez, vas-y, faut envoyer du sourire, faut envoyer l'énergie, faut envoyer de l'enthousiasme, c'est le moteur !» et tout... Et puis en fait, je me suis rendu compte que ça, ce phénomène de lutter contre les hauts et les bas que je vivais à l'intérieur, c'est ce qui me fatiguait le plus. J'ai réalisé qu'en fait, conserver un niveau d'énergie ça commence par ne pas en dépenser inutilement. Je trouvais que la pensée peut être une grande source de perte d'énergie.

Toutes les pensées du type « je devrais être au top, je devrais avoir mon énergie » etc. Toutes les pensées qui s'opposent à la réalité, qui luttent contre ton expérience intérieure, ça demande de l'énergie par définition, quand tu luttes... Il y a une autre possibilité que de lutter, c'est d'épouser. Je peux aussi épouser le mouvement intérieur. Et le mouvement intérieur en fait, quand je regarde de plus près, il est un peu comme le cycle des saisons. On a notre hiver avec dépression, après il y a le printemps et ça repart, puis il y a l'été où on se sent dans l'abondance et la plénitude puis il y a l'automne où ça descend. Et quand j'imagine que je vais vivre un été constant et que je lutte contre les hivers, que j'essaie de maintenir les feuilles sur les arbres, ça me demande énormément d'énergie. Et en fait l'hiver intérieur a une fonction, la dépression a une fonction, la tristesse a une fonction, toutes les émotions ont une fonction. Et l'idée est de reconnaître cette fonction parce que ça nous guide réellement vers ce qui est précieux en nous. Si je peux voir que derrière chaque tristesse, derrière chaque deuil, ça raconte quelque chose en moi qui n'est pas nourri par exemple, qui demande a être vu, et si au lieu de lutter contre je me mettais à écouter ? Se reconnecter à cette émotion. Ecouter : « tiens qu'est-ce que tu me racontes ? ». « Ben oui je suis triste ». « Ah mais en fait c'est que je suis juste fatigué, j'ai envie de me reposer ». 

Des fois c'est aussi bête que ça ! Moi souvent dans les voyages quand je pars sans rien, je suis avec mon pote sur la route, ça peut être très rude parfois... Et des fois j'ai juste un grand manque de tendresse et je déprime. Et quand je me mets à écouter ça, je peux me retourner vers mon ami et lui dire « t'es d'accord de me prendre dans tes bras ? ». Simplement. Et puis il me prend dans ses bras et là... PFFFF... Ca remonte ! Du coup j'adore cette sensation, non pas de lutter contre l'émotion, quand c'est la hein, parfois je lutte puis des fois je me mets à écouter, et là c'est une autre dynamique qui se met en place. Puis ça c'est le début de la tendresse avec soi-même et de la compassion. J'ai pas de préférence sur un état plus qu'un autre alors je m'accueille avec compassion, mais ce qui est formidable c'est que plus j'apprends à m'accueillir plus j'apprends à accueillir l'autre, parce que c'est exactement la même chose. Et quand je vois quelqu'un de triste ou déprimé, au lieu de lui dire « Mais nan, allez, un bon gaillard comme toi ça devrait toujours sourire ! Allez, rentre moi ces larmes, fais un beau sourire ! ». Je peux être beaucoup plus tendre avec vous parce que je remarque que ma manière c'est la même que celle avec laquelle je me traite moi. Donc, si j'ai une dictature comme « il faut que j'aie toujours l'énergie au top du top ! » et bien chez moi ça va être difficile d'accueillir les autres dans leurs hauts et leurs bas.

Est-ce que toi tu as, pendant tes voyages ou hors voyage, des pratiques de routines quotidiennes qui t'aident à prendre soin de ton énergie vitale ?

Oui, je disais tout à l'heure que pour prendre soin de l'énergie vitale c'est l'écoute intérieure. Et l'écoute intérieure ça demande de ralentir, de faire des pauses. C'est très dur pour moi d'être à l'écoute si je fais pleins de choses à la fois et j'ai trouvé que la grande grande qualité dans le voyage c'était d'apprendre à faire des pauses. A chaque fois que je remarque que je suis submergé par une émotion ou je suis saturé par une situation « BAM » ! Et quand ça se passe c'est magnifique de faire une pause, de ralentir, juste d'écouter. Observer le corps, comment est-ce qu'il réagit, où sont mes pensées ? Me poser un peu. Donc ça c'est une pratique constante, qui peut se faire à n'importe quel moment, dans n'importe quelle situation. Ca peut durer une seconde, quelques secondes. Ca peut être une respiration. Et j'aime bien aussi prendre du temps le matin, seul. Avoir une discipline le matin avant de commencer la journée, avant d'entrer dans le monde. Prendre un temps d'écouter de la respiration, l'écoute du corps. Ca c'est plus quelque chose de contemplatif. Et puis il y a une pratique un peu plus active, une pratique de Yoga que j'ai apprise, une pratique de respiration. Je vais faire respirer tous les étages du corps pour réveiller l'énergie. On dit que le souffle véhicule l'énergie et selon comment on respire on peut le sentir. Si on a la respiration toute bloquée ou si on se met à déployer la poitrine, on se sent déjà vitalisé ! Donc voilà, dès le matin avoir cette hygiène de faire respirer le corps ça me permet de commencer la journée avec de la vitalité, j'aime bien.

Une autre pratique quotidienne simple et efficace pour muscler votre énergie vitale : le rite des 5 Tibétains. Nous vous détaillons l'ensemble des 5 rites dans cette vidéo :les cinq rites Tibétains, comment les pratiquer au quotidien.

Et toi Nans, la suite de tes voyages, de tes projets c'est quoi ?

En fait il y a un an et demi j'ai cette amie qui a perdu quelqu'un qui est venue me trouver et me dit « ce que je traverse là, c'est terrible, j'en perds parfois le goût de vivre et je sais pas comment je vais faire pour m'en sortir. Est-ce que tu serais d'accord de m'amener dans un voyage à la rencontre de personnes qui ont connu le deuil, qui ont traversé cette expérience et qui ont grandi de ça ? ». Et j'ai dit « mais… A fond, bien sûr ! ». Je savais pas dans quoi je m'engageais à l'époque mais j'ai dit oui tout de suite. Et du coup on est allés rassembler des personnes qui nous paraissaient inspirantes dans leurs témoignages et on leurs a demandé de nous rejoindre sur la route, parce qu'à un moment mon amie disait « moi j'ai pas de religion mais par contre la nature c'est mon église, c'est là que je retrouve de la respiration et de la beauté ».

Donc on s'est dit qu'on allait organiser un voyage dans la nature, à la rencontre de personnes inspirantes. Elle m'a demandé « est-ce que tu serais d'accord qu'on en fasse un film pour aider toutes celles et ceux qui vivent la même chose, la perte ou le deuil, de près ou de loin ? Que ce soit quelqu'un qui vit cette expérience ou quelqu'un qui accompagne quelqu'un qui vit ça ». Donc aujourd'hui j'ai le bonheur et l'honneur de me lancer dans ce projet, de faire un film qui traite du deuil. Le film s'appelle « Et je choisis de vivre » ! Ca parle du deuil, mais surtout de la vie. Ca parle surtout de comment : c'est quoi cette force en nous ? C'est quoi cette énergie en nous qui nous permet de traverser, de se relever des grands défis que nous met l'existence sur notre chemin ?

Peut-on contribuer à ce projet de film ?

Oui. Pour l'instant on fait une levée de fonds et on peut aller sur le site etjechoisisdevivre. La levée de fonds marche super bien et on attend encore des donations pour pouvoir rassembler le budget total. En plus, à la base on avait demandé 80.000€ et on a déjà récolté 112.000 euros ! L'idée serait d'arriver à 150.000€ pour avoir un beau budget et faire un vrai grand film. Pas un petit film alternatif, non, on veut faire un film qui passe au cinéma et qu'on parle d'un sujet fondamental, essentiel. Là on est en train de voir un changement de mentalité énorme. Il y a 2000 participants ! Pour un crowdfunding qui parle du deuil, c'est gigantesque ! Moi quand j'ai vu l'élan collectif j'y croyais pas. L'idée c'est se dire « wow ! Il y a ce sujet là ?!  ». On ne dit plus « Ok je le laisse de côté ». Ca produit pas de bonheur dans ma vie de laisser des questions autour du deuil, de la mort, faire la politique de l'autruche… Non, je suis désolé ça ne produit pas de bonheur. Ce qui produit du bonheur c'est accepter de voir honnêtement, voir les lois de l'existence de la vie, apprendre à les connaître pour que, quand ça arrive on soit un minimum équipés. Et puis peut-être même on puisse grandir de ça.

Merci beaucoup Nans !

Et moi j'aimerais vous remercier toi et Laurence, pour ce que vous dégagez dans votre enthousiasme, votre sourire. Tu me demandais ce qui permet de raviver l'énergie, et bien la relation est une grande source d'énergie et passer un peu de temps avec vous c'est régénérant.

Energie vitale et vivre ses rêves, c'est aussi le thème de notre vidéo-interview très inspirante :) Oser ses rêves pour avoir plus d'énergie vitale : 3 conseils de Laetitia van Wijck, coach en transition

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